"Après l'occident, ce sont les pays voisins qui repousseront les migrants Guinéens si

la jeunesse ne prends pas son destin en main"

Président

DOUNAMOU TOKPA

BIOGRAPHIE

Tokpa Dounamou, IT Manager d’une Organisation Internationale en Guinée, est sacré meilleur cadre de la région forestière en 2017. Il a été nominé dans la catégorie des Administrateurs privés. C’est du moins ce qui ressort d’une enquête du Collectif des Promoteurs et manager de la Forêt qui a décidé de reconnaître la performance des meilleurs cadres de la région forestière en vue de promouvoir l’excellence dans la région. Ainsi, le 13 mai dernier, Dounamou a reçu son satisfécit dans un réceptif hôtelier de Conakry en compagnie d’autres cadres de la région dont le ministre Oyé Guilavogui, la conseillère à la présidence Marie Kenneth Guilavogui, le commissaire à la CENI Jacques Gbonimy. Cela faisait suite à une enquête sur sa compétence professionnelle et des actes posés pour le développement socio-économique de la Guinée Forestière. Portrait d’un talent encore peu connu du grand public guinéen.

 

 

Pur produit de l’école guinéenne, Tokpa Dounamou n’a pourtant rien à envier d’un cadre formé à l’Occident. «  Je suis convaincu qu’on peut bien se former en Guinée et concurrencer les fruits des universités d’ailleurs. Tout dépend du comment on a étudié  », reste-t-il convaincu. Le sérieux, l’amour de l’excellence, la hargne d’atteindre le sommet, l’abnégation, sont entre autres caractères qui ont permis à l’homme de se forger un talent actuellement en épanouissement. Mais pour lui, le meilleur reste à venir. « Ce prix est un défi pour moi pour faire mieux. J’ai beaucoup à donner, mais aussi je crois avoir beaucoup à gagner », dit Dounamou.

 

 

Aujourd’hui âgé de 36 ans, Tokpa Dounamou a des raisons de croire que rien n’est encore fait. Le parcours qui l’a amené jusqu’ici ne peut que le faire d’un grand optimiste. En fait, Dounamou n’est pas qu’un informaticien doué. Il est aussi un meneur. Et ce don de diriger, il sait bien l’exploiter au profit de ses compatriotes. Dès 17 ans, alors élève à Kouroussa, il dirige avec succès le club littéraire dénommé Djibril Tamsir Niane. Il restera à la tête de ce club jusqu’en 2002. L’année suivante, il est orienté à la faculté des Sciences économique de l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry — département Mathématique informatique. La phase de sa vie à Kouroussa en est ainsi terminée après 18 ans. L’Eglise protestante de cette préfecture de la Haute-Guinée se souviendra de lui comme le dévoué président de sa jeunesse.

 

 

A Conakry, c’était ainsi parti pour  la continuation d’un parcours remarquables. Après de brillantes études universitaires, la carrière exemplaire de Dounamou s’ouvre au Groupe Alynet Service (GAS) où il est Responsable du développement d’application et de la Formation, Adjoint du DG. Après deux premières années de carrière réussie,  le polyglotte jeune cadre atterrit à Cellcom en juillet 2008. Dans cette société de téléphonie,  il est ingénieur radio et transmission. Il assume le poste avec brio et devient même en 2011, le meilleur employé du département Informatique de la compagnie de téléphonie américaine. Il en deviendra le secrétaire général de la section syndical en 2013. C’est de Cellcom qu’il arrive à L’organisation Internationale pour les migrations, après des cours de certification à Dakar.

 

 

FOJECAF

 

 

Sur le plan social, Tokpa Dounamou est préoccupé par la situation guinéenne caractérisée par les défis socioéconomiques à résoudre. Meneur d’hommes, et ayant une expérience de la vie associative,  il pense alors à mettre en place FOJECAF ( Forum des Jeunes Cadres de la Forêt) pour réunir les forces des jeunes cadres de sa région — La Guinée Forestière. Une région en proie aux tensions interethniques et aux problèmes de développement.  Le 28 mai 2011, le FOJECAF voit effectivement jour avec pour objectif de promouvoir la paix et le développement socioéconomique de la région. Et de cette manière, participer au développement de la Guinée. Aussitôt créé, le Forum attire les jeunes cadres de toutes les ethnies de la région. Qu’ils soient au pays ou sein de la diaspora, ils adhèrent aux idéaux de l’organisation qui a tout de suite gagné la confiance des autorités administratives et coutumières de la Forêt. Il couvre dejà en 2015 la totalité de la région forestière où des cordinations  préfectorales sont installés, ainsi que plusieurs préfectures de la basse et de la haute Guinée. Un siège National est ouvert à Lambadji sous le leadership du dynamique président.

 

 

Si le FOJECAF est aussitôt devenu populaire, c’est parce qu’il s’est aussitôt mis à la tâche. En effet, depuis sa création, le Forum contribue à la promotion de la paix à travers des campagnes de sensibilisation, des conférences, des déclarations et des actes sociaux pour le développement de la paix et de l’unité nationale. Après les affrontements interethniques de 2013 à N’Zérékoré et Beyla, FOJECAF forment les volontaires de la paix pour éviter à la région de nouvelles violences communautaires. Les volontaires en question sont des citoyens à la base, et sont issus de tous les groupes ethniques de la région.

 

 

Pour FOJECAF, la paix passe aussi par l’autonomisation des femmes et des jeunes. Ainsi, le forum a dévelopé depuis 2015 le projet de fabrique de savons (le savon FOJECAF) qui permet à des centaines de personnes de la région de gagner leur pain.

 

 

Outre FOJECAF, Dounamou met en place en 2011 un studio d’enregistrement. Celui-ci contribuera largement au retour à la source des artistes de la région qui avaient tendance à privilégier le Coupé décalé au détriment de la valorisation de leur culture. Dans la foulée, Dounamou finance 12 titres et une compilation « Retour aux sources » à laquelle participent la quasi-totalité des grands artistes de la région. « Le fait de rassembler des artistes de toutes les préfectures de la région autour de chants authentiques était une grande première », s’en réjouit-il. C’est certainement cette compilation qui aura influencé Aubin Théa pour faire son clip Katouwa avec un décor traditionnel…